Digitalisation de la défiscalisation

Fintechs et digitalisation de la défiscalisation : vers le développement de nouvelles solutions, Par Franck Ladrière

Encore inconnu il y a trois ans, le terme Fintech occupe aujourd’hui une place plus importante. D’ailleurs les investisseurs ne s’y trompent pas, les startups de la finance ayant levé un total de 26 milliards de dollars dans le monde depuis janvier, soit 60 % de plus que sur l’ensemble de l’année 2017. Du prêt à la Blockchain, en passant par les marchés de capitaux, le crowlending, les transferts d’argent et la gestion de fortune, tous les segments de la finance sont attaqués par les startups technologiques de la Fintech. Et, si aujourd’hui la digitalisation de la défiscalisation ou de la la gestion de patrimoine n’en sont qu’à leurs débuts en France, il s’agit là d’une tendance de fond qui répond à une vraie demande. Décodage par Franck Ladrière.

Que signifie d’abord le terme Fintech ?  Il désigne pour l’essentiel des start-up qui misent sur l’innovation technologique pour offrir des services financiers à forte valeur ajoutée  comme  le conseil patrimonial, la souscription de SCPI, la retraite, la défiscalisation, etc.  Chacun de ces acteurs a sa propre stratégie mais ils veulent tous démocratiser la gestion de patrimoine en optimisant les stratégies de placements et le suivi financier des internautes qui acceptent de leur confier leur épargne.

Les Fintech deviennent de vrais modèles alternatifs

Pour offrir le conseil financier le plus adapté au profil de l’internaute, ces Fintech se servent d’algorithmes et de logiciels complexes, les « robot-advisors » ou conseillers robots. Elles  agissent sur les trois dimensions classiques de la gestion patrimoniale : diagnostic, conseil, suivi. Clairement, elles offrent un meilleur rapport rendement-coût, ne prélevant généralement aucun frais sur primes et, en moyenne, 1,5 % de frais de gestion. Ce qui peut apparaître comme compétitif.

Ce sont aujourd’hui de vrais modèles alternatifs de placement qui font bouger les lignes de la gestion de patrimoine traditionnelle. Elles veulent offrir à un large public (de 0 à plusieurs centaines de milliers d’euros d’épargne disponible) des services financiers optimisés à moindre coût et apporter une réponse à tous ceux qui, déçus par leur conseiller bancaire ou tout autre intermédiaire, cherchent à mixer performance et transparence, tout en gardant la main sur leurs actifs, sans les surveiller quotidiennement.

Les sites web de défiscalisation, une nouvelle tendance ?

Aujourd’hui, ces Fintech vous promettent également de vous aider à réduire le montant de vos impôts, en quelques clics. Utilisant des termes comme « assistant virtuel pour réduire ses impôts », elles tentent de vous donner des conseils personnalisés après vous avoir soumis un questionnaire détaillé qui permet de cerner votre situation patrimoniale et de proposer des solutions « adaptées ».

Il reste alors le choix entre trois options : ne pas tenir compte de ses suggestions, les souscrire aux produits proposés par ses propres moyens, ou accepter d’être mis en relation avec un conseiller en gestion de patrimoine (CGP). Et nous revenons là à une situation classique de conseil, ce qui revient à l’ancien « système ». De plus, il faut bien tomber sur le bon CGP !

Mais la tendance est là et l’arrivée de nouvelles générations d’épargnants concernés et totalement digitaux ne fait que bouger les lignes. La digitalisation de la défiscalisation est devenue à la fois un impératif et un vrai marché. Il va être de plus en plus facile de faire ses premiers choix directement sur le web, là où l’information y est importante et souvent de bonne qualité. Et, pour ceux dont le discours jugé poussiéreux des acteurs historiques de la gestion de patrimoine n’attire plus.

Le conseiller en gestion de patrimoine sera alors présent au moment où le client a vraiment besoin de lui. Il ne sera plus présent au début de la réflexion mais apportera son expérience et sa connaissance lors d’une autre étape dans le choix du client. Lorsque celui-ci veut conforter ou développer une option et qu’il sera prêt à payer pour un conseil personnalisé.

De l’importance d’une information de haute qualité pour la digitalisation de la défiscalisation

L’enjeu de la digitalisation de la défiscalisation et de la gestion de patrimoine repose alors sur un pilier devenu fondamental : une information fiable et transparente pour gagner la confiance du client et répondre à ses problématiques. Car, chaque internaute intéressé devra être doublement vigilant et ne plus se contenter de quelques garanties vaguement énoncées. Il doit disposer d’informations facilement vérifiables et de haute qualité.

Dans ce sens, l’avenir réside notamment dans le développement de plateformes hautement spécialisées (SCPI, immobilier, etc.). Ce sont des outils développés en accord avec les autorités financières, celles-ci assurant une vérification approfondie et détaillée pour s’assurer que la loi et les règles sont respectées.

En effet, une plateforme est complètement régulée, avec notamment un agrément AMF (Autorité des Marchés Financiers) et de l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de régulation) alors qu’un conseil en gestion de patrimoine n’a pas le temps ni les ressources nécessaires pour le faire. Ce contrôle offre de vraies garanties aux investisseurs, fluidifie la relation et fait baisser les frais de distribution. L’accès à une information transparente et de qualité est beaucoup plus facile.

Ce type de plateformes est également en train d’apparaître dans le domaine de la digitalisation de la défiscalisation. A ce jour, aucune ne dispose d’un agrément pour une distribution 100 % en ligne. Mais cela devrait évoluer avec notamment la société Les Entreprêteurs (voir ci-dessous) qui est en passe de lancer une plateforme nouvelle génération consacrée au dispositif fiscal Girardin. Celle-ci sera un intermédiaire sérieux et fiable (adossée à une banque pour la partie paiements). Elle effectuera un vrai travail de sélection des produits et engagera sa responsabilité. Quant à l’AMF et l’ACPR, elles vont vérifier l’intégralité de l’offre et ses conditions pour garantir aux souscripteurs une fiabilité indiscutable des informations fournies.

Ces solutions de digitalisation de la défiscalisation deviennent donc de plus en plus intéressantes. Elles visent cette nouvelle cible ultra-connectée qui ne se contente plus des discours anciens mais exige des solutions adaptées à leur mode de vie et à leurs besoins. Tout en bénéficiant d’une garantie de fiabilité, de sérieux et de transparence. A toute la profession de bien négocier ce virage, pour transformer l’essai digital et être en adéquation avec ces nouvelles demandes du marché.

Les Entreprêteurs : le crowdlending mêlant finances et e-marketing

Les Entreprêteurs est une plateforme de crowlending qui propose aux particuliers d’investir sous forme de prêts rémunérés et offre aux PME emprunteurs une double expertise d’analyse financière et d’accompagnement e-marketing, un concept original et novateur qui fait ses preuves depuis plus de 2 ans.

D’un côté, ils accompagnent les porteurs de projet dans la réussite de leur collecte et dans leur transformation digitale, prestations complémentaires inscrites dans la logique de l’économie collaborative. Les entrepreneurs souhaitant développer leur activité peuvent déposer un projet pouvant aller de 20 000 à 1 000 000 d’euros sur une durée de 6 mois à 7 ans. Les projets financés proviennent de multiples secteurs d’activité et chacun d’entre eux est scrupuleusement analysé par l’équipe crédit

De l’autre côté, ils proposent aux particuliers prêteurs qui souhaitent dynamiser leur épargne et soutenir l’économie locale, d’investir une somme de 20 à 2 000 euros par projet avec des taux de rendement variant entre 4 et 10 %.

La société Les Entreprêteurs exerce en qualité d’Intermédiaire en Financement Participatif (IFP), sous le contrôle de l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) et de Conseiller en Investissement Participatif (CIP) sous le contrôle de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers), et est enregistrée à l’ORIAS sous le numéro 14007053.

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