Zoom sur la Guyane : Franck Ladrière nous présente sa population, ses ethnies et religions

Après avoir abordé l’histoire de la Guyane, Franck Ladrière nous présente les habitants de la Guyane. Ils habitent sur un territoire peu densément peuplé et sont originaire de plus de 80 pays.

 

La population de la Guyane est de 252 338 habitants en 2014, selon les données du dernier recensement Insee. Celle-ci est en forte augmentation et pourrait passer à 424 000 habitants en 2030, selon l’Insee, si les tendances se maintenaient, en raison d’un fort taux de croissance naturelle et sous l’effet d’une immigration importante venant des pays proches.

Ce qui représente un vrai atout pour le développement économique du territoire. Cependant, il s’agit du département le moins densément peuplé de France (3 habitants/km²). Ses 5 plus grandes communes sont : Cayenne (55 817 habitants), Saint-Laurent-du-Maroni (44 169 habitants), Matoury (31 934 habitants), Kourou (25 868 habitants) et Rémire-Montjoly (21 787 habitants).

 

Plus de 80 pays représentés

La population est essentiellement groupée dans quelques communes sur le littoral, le long de la route nationale 1 (bande littorale) et au bord des grands fleuves et de leurs estuaires. De nombreuses communautés coexistent, venant de 80 pays, avec aujourd’hui une quarantaine de nationalités, dont :

  • Les Créoles guyanais : environ 40 % de la population
  • Les descendants des Noirs Marrons, appelés « Bushinengués »
  • Les Amérindiens répartis en six ethnies
  • Les Hmong, originaires du Laos, arrivés en 1977 : environ 2 000 personnes regroupées dans les communes de Roura (village de Cacao) et Mana (village de Javouhey)
  • Les Français originaires de métropole : environ 12 % de la population
  • Les autres populations (Chinois, Libanais, Haïtiens, Brésiliens, Surinamais, Javanais, etc.) : environ 40 % de la population.

 

Catholicisme et séparation de l’Eglise et de l’Etat

Pour la religion, les Guyanais se rapprochent des peuples d’Amérique latine. Chez les Créoles de Guyane, la pratique de la religion catholique est de longue date habitée de croyances populaires qui admettent un catholicisme purement latino-américain.

Au cours de l’histoire coloniale, la religiosité des Créoles a puisé nombre de ses traits dans les personnalités catholiques ayant aidé dans la fondation de la colonie tel sœur Anne-Marie Javouhey. Si la communauté protestante est bien installée, c’est toutefois le catholicisme qui demeure la première religion pratiquée en Guyane. Cela peut se justifier par la proximité avec les pays latins d’Amérique du Sud. Les musulmans, hindouistes et juifs y restent très minoritaires.

Enfin, la Guyane bénéficie d’un régime particulier : la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État ne s’applique pas. En effet, en 1911, lors de son extension aux Antilles et à la Réunion, une partie de la classe politique guyanaise s’est opposée à toute modification. La Commission coloniale émet alors un avis négatif, bien qu’elle ne soit pas compétente en la matière.

Pour l’heure, aucune décision politique n’a remis en cause ce statut, ni ne l’a étendu à d’autres cultes. Un exemple : après avoir décidé de stopper la rémunération du clergé catholique fin avril 2014, le Conseil général s’est vu enjoint de reprendre cette rémunération par le tribunal administratif de Guyane.

Franck Ladrière

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